Tuesday, February 22, 2011

J'ai beaucoup de travail à faire !


Tanguy Merlin
Emploi : propriétaire d’une petite société de construction
Classe sociale : bleu
Le 27 juillet 1852

Je viens de parler avec Baron Haussmann. Il m’a indiqué que notre nouvel empereur, Napoléon III, voudrait qu’on fasse quelques changements dans la structure de Paris. Je suis impatiente de commencer notre travail parce qu’il y a beaucoup de chose à faire (et moi je pense aux couts de tous ces projets ! On aura des grands jours de paie !) Haussmann a parlé des grands magasins, des bâtiments de 5 étages, des gares, des rues larges, etc. C’est vraiment super qu’on ait assez de travail. Pendant les dernières années sous Louis-Philippe, c’était très difficile de trouver de l’argent. Je me souviens des jours pendant la crise économique de 1847-1848… quand le gouvernement a créé des « ateliers nationaux, » il y avait des chômeurs qui ont volé beaucoup de mes projets de construction !!

Je préfère Napoléon III ; même s’il n’est plus un Président, j’ai des droits que je n’avais pas sous Louis-Philippe… par exemple, maintenant je peux voter ! De plus, on dit que « l’Empire c’est la paix » et à l’instant, c’est vrai. On s’occupe de l’économie et la création des boulots. Maintenant la petite bourgeoisie peut se développe ; on gagne de l’argent sans être noble ! Napoléon III comprend ce que Louis-Philippe ne voyait pas. Il faut encourager le progrès industriel. J’ai entendu parler que Charles Baudelaire et des autres artistes et écrivains ne sont pas contents qu’on aille reconstruire le quartier du Louvre. Mais à mon avis le quartier sera plus beau après quelques modifications.

Wednesday, February 2, 2011

"France, armée, tête d'armée, Joséphine...”


Dominique Longvilliers
Emploi : boutiquier
Classe sociale : bleu
Le 15 décembre 1840

Aujourd’hui était difficile. Grâce aux anglais, Napoléon est finalement retourné en France – c'est-à-dire qu’il peut reposer en paix dans le pays qu’il a servi pendant toute sa vie. Il y avait un grand cortège funèbre qui a commencé à l’Arc de Triomphe. Il s’est terminé à la chapelle de St. Jérôme (dans les Invalides) où beaucoup de monde attendaient les obsèques. J’étais là avec ma femme. La chapelle était complètement enveloppée en rideaux noirs – même la nef était tapissée en fabrique noire… c’était une vue solennelle. J’ai pleuré parce que je me souviens du bonheur quand la France était sous sa direction. Napoléon a donné beaucoup de gloire au peuple français ; je n’ai pas encore oublié les grandes victoires militaires, l’économie forte, et les nouveaux lycées.

On dit que le « Roi des Français » voulait nous apaiser en retrouvant le grand Empereur. Mais le retour de Napoléon ne change rien; non, il ne nous donne pas le droit de voter. Il y a toujours des problèmes que Louis-Philippe ne peut pas cacher en célébrant son prédécesseur. On fait une grande partie de l’économie depuis quelques ans mais on ne peut pas participer dans la vie politique. Je sais que mes collègues sont d’accords ; les bleus ne supportent plus ce « Roi des royalistes et de la haute bourgeoisie. »